LA PRESENCE JAPONAISE EN INDOCHINE 2

C’était l’ultimatum. Le gouverneur généra pouvoir opposer de refus aux exigences de’la même nuit il cabla à notre ambassadeur son acceptation des « demandes » japonaises.
Les premières négociations s’ouvrirent sur le champ. Le gouverneur général accepta l’envoi de contrôleurs nippons à Moncay, Langson, Hagiang, Laokay et, ce qui est plus grave, à Haïphong.

Ce gouverneur général s’appelait Catroux. 11 allait bientôt devenir un gaulliste notoire, un champion du jusqu’au boutisme inconditionnel. Inutile de polémiquer sur ce revirement ; une seule question nous intéresse ici : doit-on lui reprocher d’avoir cédé de sa propre initiative aux injonc-tions japonaises ? Indiscutablement non. Cette prise de position face au Japon apparaît la seule possibilité pour qui ne voulait pas livrer dès 1940 la totalité de l’Indochine à l’arbitraire nippon.

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Pour la France de cette époque, l’ennemi c’était le Reich Hitlérien. Tous les gouvernements français avaient consacré à la guerre en Europe le maximum de potentiel de la nation en hommes et en matériel au détriment de la défense de l’Empire.
Paris d’ailleurs sous estimait grossièrement la menace nippone et Catroux rapporte que le ministre des colonies du moment, Georges Mandel, ne concevait pas qu’un danger réel pût venir des Japonais. Pour lui, leurs réactions ne dépasseraient pas le niveau des protestations diplomatiques. « Un homme de sa trempe morale », écrit Catroux, « ne pouvait en effet faire entrer dans ses calculs d’avenir l’hypothèse de l’effondrement militaire et moral de la France, ainsi que l’exploitation brutale que le gouvernement de Tokio ferait d’une nouvelle conjoncture ».
Une telle politique avait malheureusement réduit à leur minimum les forces françaises stationnées en Indochine.
Faisant le bilan des moyens dont il disposait, Catroux précise : « Notre artillerie était trop peu nombreuse pour pouvoir produire des effets de masse, nos faibles formations de chars étaient équipées en matériel ancien. Notre infanterie (à l’exception du régiment blanc colonial et du régiment de la Légion Etrangère) était constituée par des unités autochtones mal pourvues d’armement anti-char, dont la bonne tenue sous les bombardements aériens n’était pas certaine et qui risquait de subir l’ascendant des Japonais. Enfin l’état des stocks de munitions limitait à environ un mois la durée des éventuelles hostilités. »

En fait les autorités locales françaises ne disposaient que d’une centaine de canons, de trente blindés de type ancien et d’un matériel aérien dérisoire. La chasse se composait d’une quinzaine d’avions modernes du type Morane. Les appareils de bombardement (4 Bréguet et quelques Potez 540) étaient beaucoup trop lents pour opérer de jour et les escadrilles d’observation étaient constituées de monomoteurs Potez 25 complètement périmés. Les forces navales se limitaient à un vieux croiseur, le La Motte Picquet, deux avisos coloniaux, l’Amiral Charrier et le Dumont d’Urville et deux petits avisos de 25 ans d’âge, le Marne et le Tahure.
En face une grande puissance industrielle qui, depuis 1935, consacrait la moitié des ressources de son budget aux dépenses militaires. Elle avait réuni une armée impressionnante : (plusieurs millions de fantassins fanatisés), une aviation ultra-moderne de quelque 4 000 appareils, une flotte de guerre de premier ordre : (11 cuirassés, 18 croiseurs lourds, 18 croiseurs légers, 10 porte-avions, 113 des-troyers, 63 sous-marins, etc.)

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