LE VIDE EST COMBLE PAR LE VIETMINH 2

La vacance du pouvoir français créa un vide que les communistes s’empressèrent de combler. Conformément aux directives données pendant la guerre par le Komintern, les partis communistes devaient prendre la tête des mouvements de libération et profiter de la lutte contre l’impérialisme « fasciste » pour coiffer au maximum les organisations nationalistes. En conséquence, dans un appel au peuple annamite daté du 8 septembre 1941, le parti communiste indochinois avait annoncé la constitution d’un front national pour « lutter contre le fascisme français et japonais jusqu’à la libération totale du Vietnam. »

Ainsi apparut le « Vietnam Doc Lap Dong Minh », en abrégé « Vietminh ». Pendant les premières années, le Vietminh évita la lutte ouverte. Il concentra son action sur la propagande, exhortant les populations à rallier son mouvement et en invitant les tirailleurs à déserter. Si limitée qu’elle fût, cette activité inquiéta les autorités françaises d’Hanoï. Dès la fin de novembre 1944, elles décidèrent d’entreprendre des opérations de police et d’agir avec la plus grande énergie contre ceux qu’elles considéraient comme des rebelles.

Devant l’importance croissante du maquis Vietminh dans la région de Thaï Nguyen, l’amiral Decoux ordonna qu’une expédition aille détruire ce nid de guêpes installé dans la montagne. Un chef d’opération fut désigné, un bataillon de tirailleurs tonkinois stationné à Langson affecté et même une date de départ fixée. L’attaque était prévue pour le 12 mars 1945. Heureusement pour les communistes, trois jours plus tôt l’armée nippone frappait.

Jusqu’alors le Vietminh n’avait guère eu de chances de l’emporter. Le coup de force nippon modifia toutes les données du problème. Une fois les Français tués, capturés ou chassés, l’armée japonaise ne tenta pas d’établir son autorité sur tout le pays. Elle se contenta d’occuper les villes et points stratégiques importants. Les communistes purent donc en toute tranquillité étendre leur influence et leurs ramifications dans de vastes régions où ils furent pratiquement les maîtres.

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De plus la création d’un gouvernement nationaliste pendant la domination nippone compromit quantité de nationalistes « bourgeois ». Faisant figure de créatures des japonais, disqualifiés aux yeux des alliés, ils sentirent la nécessité sinon de s’effacer, du moins de s’abriter derrière un parti qui se présenta toujours comme un allié de la Chine, de l’Amérique et de la Russie.

Minimisant la portée de leur geste, croyant pouvoir négocier plus utilement avec les vainqueurs, ils firent adhérer leurs partis ou leurs groupes au « front » Vietminh. Ils sous-estimèrent la puissance et la résolution des communistes.
Après la mise hors-jeu du Japon, tout alla comme le Vietminh l’avait prévu. Ainsi une circulaire du 6 août 1944 disait : « L’insurrection armée de notre peuple sera déclenchée vers la dernière phase de la guerre mondiale, lorsque l’Angleterre, l’Amérique et la Chine viendront s’emparer de l’Indochine, lorsque gaullistes et fascistes français s’affronteront en Indochine, lorsque Français et Japonais se battront…

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